Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en février 2019

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Vendredi 1er

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Sans commentaire !!!

Le temps d’une éclaircie me permet d’aller faire un tour du côté du poulailler. Grand coup de jet (enclos et poulailler)... et bas de pantalon !).

Dimanche 3

La clématite ‘Arabella’ avec ses fleurs bleues est très belle. Elle a tout pour elle mais il faut savoir que c’est une clématite couvre-sol car elle ne fait pas de vrilles. N’essayez pas la faire grimper, elle refuse. J’ai tenté mais si vous ne passez pas votre temps à accrocher vous-même ses tiges, celles-ci retombent lamentablement et le résultat est décevant. Et bien entendu, on l’a en double ! L’une des deux avait été plantée devant un rosier buisson qui ne veut pas pousser et ne fleurit pas (je ne sais même plus son nom !). Pour couronner le tout, elle est à 3 m du bord de la plate-bande donc on aperçoit vaguement une plante qui se répand sur le sol avec des trucs bleus qui pourraient bien être des fleurs. J’exagère à peine. Depuis plusieurs années, je la regarde de travers (un comble pour une clématite ! ***) mais quand je pense à la déplacer ce n’est pas le bon moment. Mais cet après-midi, j’ai bien senti que le bon moment pour agir était arrivé. Sans problème, en 2 minutes elle a été arrachée. Arracher n’est pas le bon mot car j’ai sorti de terre une belle motte de plus de 40 cm de diamètre. Autant dire qu’elle n’a rien senti quand elle s’est retrouvée dans la brouette. Oui, tout ça c’est très bien, mais il fallait bien la replanter. Mais où ? Et là, j’ai commencé à faire le tour du jardin, plus exactement 5 ou 6 tours. Et après beaucoup d’hésitation je pense lui avoir trouvé une bonne place : pied à l’ombre derrière de petits arbustes, tête au soleil, à moins d’un mètre du bord de la plate-bande. Donc à priori elle devrait se plaire. L’avenir le dira…
Un nouveau plant d’hellébore avec une fleur (apparemment rose) a été déplacé.
*** jeu de mots : Travers étant le spécialiste des clématites, j’ai trouvé drôle d’écrire que je regardais la clématite de... travers. C’est pas drôle ? Bon, vous oubliez.

Mardi 5

Un temps pourri, mais vraiment bien pourri comme on sait parfois si bien le faire en Bretagne. Pas de trombes d’eau mais un crachin qui pénètre bien, vous liquéfie et ne vous donne qu’une envie : rentrer bien au chaud.
Il fallait tout de même bien faire quelque chose. Je suis donc allé dans « mon » bois de châtaignier et j’ai rapporté un beau fagot de branches pour , notamment, tuteurer des Miscanthus et des rosiers qui s’avachissent (‘Marchenland’, ‘Stanwell Perpetual’ et ‘Sénégal’ - un grimpant monté en arbuste). En fait, tuteurer n’est peut-être pas le bon mot). Je les emprisonne dans des cages de châtaignier (mon dessin est-il plus explicite ? Parmi mes nombreux talents ne figure pas celui de dessinateur !)

Je me suis amusé dans le garage à fabriquer une toute dernière petite barrière.

Jeudi 7

Comme prévu les rosiers ‘Sénégal’ et ‘Stanwell Perpetual’ ont été taillés et cernés avec du châtaignier pour ne pas s’écrouler.
Deux touffes de bambou (Phyllostachys nigra aux superbes cannes noires) bordent le jardin noir. Toutes les petites branches sont coupées sur plus de la moitié de la hauteur. Les cannes sont donc bien mises en valeur. De plus, il paraîtrait qu’en coupant le feuillage du bas, on empêcherait en partie au bambou de cavaler. A vérifier, mais je tiens çà d’une personne plus que compétente en jardinage.

Samedi 9

Ce matin, j’étais à une petite cinquantaine de kilomètres d’ici pour assister à un atelier de greffage mais cette fois comme élève ! J’ai quelques notions très vagues (j’avais, il y a quelques années, appris comment greffer le rosier en écusson – [voir l’article→565] mais mes connaissances s’arrêtent là). On était 3 élèves très attentifs pour le premier cours (il y en aura un 2ème dans 15 jours).
Au programme ce matin : apprendre le greffage en plaquage. Facile en théorie mais encore faut-il couper correctement avec le greffoir pour faire les entailles (sans s’arracher le pouce ou s’exploser le fond de la main !) et entourer correctement le plaquage avec un lien. Ca progresse et en fin de séance, on frisait presque la perfection ! J’ai dit presque… Chacun est reparti avec des petits rameaux pour s’entraîner. On a 15 jours pour être au point. Lors de la 2ème séance, on pourra greffer réellement des petits érables japonais. Avoir de nouveaux érables japonais, c’est super… mais en plus je pourrai me vanter et dire partout « et c’est moi qui l’ai fait ! ». Bon, on n’en est encore pas là !
En tout cas, excellente matinée détendue dans une ambiance bien sympathique. Merci Brigitte... promis, je vais pendant ces 15 jours affiner la technique.
Quel idiot, j’ai oublié de prendre des photos. Ce sera pour la prochaine fois...

Dimanche 10

Loin de moi l’idée de faire pleurer à chaudes larmes dans les chaumières (mais verser une petite larme de compassion serait assez bien vu). Après un mini-rhume, je tousse, je crachouille, je suis raplapla… bref, je me traîne comme un petit vieux sans énergie. Je ne regarde plus dans la glace, car je fais pitié.
Je ne quitte donc pas le sous-sol de peur que mon état ne s’aggrave. J’ai de quoi m’occuper.
Avec toutes ces journées de pluie, j’ai remarqué qu’il y avait des infiltrations d’eau au pied du sous-sol qui est complètement enterré. J’ai donc remis le vide-cave en marche pour pomper l’eau dans la rigole à l’entrée du garage. Plusieurs jours sans pluie (c’est ce qui est annoncé) seront certainement plus efficaces pour évacuer l’eau mais je peux toujours tenter le coup.
Plusieurs éléments en fer, notamment des tuteurs et objets de décoration, sont recouverts de Rustol.

Lundi 11


Je continue à pomper tel un Shadock. L’eau dans le bûcher baisse mais je pense que c’est le soleil, plus que moi, qui en est la cause.
Un plant d’Hellébore foetidus en fleur est déplacé… un de plus.
Un plant de Tiarella ‘Spring Symphony’, acheté samedi est planté dans un coin à l’ombre. J’ai craqué pour son feuillage marron très beau à cette époque de l’année. C’était un plant qui traînait sur une étagère au milieu de plantes en fin de parcours et soldé bien évidemment.
Le bambou Pleioblastus auricoma est, comme chaque année, rasé au niveau du sol. C’est un superbe petit bambou jaune malheureusement trop peu connu.

Mardi 12

Il y a quelques années, je m’étais amusé à entourer le tronc du Koelreuteria d’un croisillon de branches de châtaignier. Mais le bois est dans un sale état. J’ai donc tout démonté et abandonné l’idée de le refaire.
J’ai passé toute la journée sur le trottoir pour le nettoyer le long du mur de clôture. Il a donc fallu remettre en état les plants de valériane et d’Erigeron karvinskianus. J’ai bien avancé mais je suis très loin d’avoir terminé. Satané trottoir !!!

Mercredi 13

C’est le printemps !!! Si, si… En tout cas en Bretagne Sud.
Maudit trottoir ! Bon, il est propre ce soir mais il aura encore fallu au moins 3h de boulot aujourd’hui. Il était recouvert d’une épaisse couche de mousse qu’il a fallu gratter… avec joie et enthousiasme (?).
Malheureusement je n’ai pas tout à fait terminé : il reste à nettoyer le 2ème trottoir à l’avant de la maison mais il est moins long et en meilleur état. On verra un peu plus tard.
En fin d’après-midi, j’ai rasé puis broyé un Miscanthus ‘Gracillimus’. Il est placé devant le compost qu’il cache complètement… un peu moins ce soir ! Il faut maintenant que je l’entoure d’une « cage » de branches de châtaignier avant qu’il repousse pour éviter qu’il ne s’écroule sur un buis et dans l’allée.

Jeudi 14

Je ne pensais vraiment pas passer pratiquement toute la journée à m’occuper du Miscanthus. J’ai d’abord affiné sa taille (si ça pouvait être aussi facile pour moi !). J’ai coupé vraiment au plus court. Il y a une chose qui me perturbe : j’ai découvert il y a un an que le centre de la touffe semble mort. Je pensais à un champignon quelconque, un signe de vieillesse mais sur Facebook, on me suggère des dégâts causés par des mulots. Bref, je ne sais plus trop quoi faire. Pour l’instant je fais l’autruche mais je me demande si à plus ou moins long terme je ne devrais pas supprimer la partie abîmée. La touffe a été entourée d’une « cage » faite avec des cannes de bambou et non de châtaignier. Il semblerait que couper des cannes de bambou assagirait le bambou qui aurait tendance à moins cavaler. Moi, je veux bien…

Vendredi 15

Un deuxième Miscanthus (M. sinensis ’Sirène’) subit le même sort que ‘Gracillimus’. J’ai passé beaucoup moins de temps car la touffe est moins grosse.
Je termine l’après-midi par la taille d’un jasmin. Il est un peu envahissant et forme beaucoup de bois sec. Il pousse entre les arbustes de la haie variée qui borde le terrain.
Il fait depuis quelques jours un temps printanier superbe. Ca pousse partout. Les fleurs s’ouvrent (crocus, perce-neige...) mais je me méfie car l’an dernier c’était la même chose, sauf que début mars on a eu des gelées meurtrières. Donc pas d’emballement !

Dimanche 17

Je suis obsédé en ce moment par les Miscanthus ! Il y en a 4 ( ou plutôt il y en avait 4) et ils ont tous le même problème : la touffe se dégarnit au centre. ‘Gracillimus’ est sérieusement atteint. J’ai récupéré sur le bord un éclat qui a été replanté ailleurs. ‘Morning Light’ (acheté en 2002) qui formait une touffe énorme, voire envahissante, a commencé à dépérir de la même façon il y a 2 ou 3 ans et ce matin j’ai découvert que le plant était complètement mort. Aucun problème pour l’arracher ! Enfin le dernier Miscanthus (‘Undine’) est aussi attaqué ! Après avoir été rasé et nettoyé, il est entouré d’une cage de bambou au cas où il garderait de la vigueur. L’histoire des mulots, j’y crois de moins en moins. Donc je me sens un peu impuissant.

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Inquiétant !

Lundi 18

3 plants d’hellébores en fleurs sont déplacés. L’un d’entre eux se trouvait au milieu de la plate-bande de framboisiers !
L’Albizia est planté dans la pelouse mais autour du pied il y a un petit carré (en fait rond !) de terre dans lequel j’avais planté il y a quelques années des Salvia uliginosa pour habiller le tronc. On ne peut pas dire que cette idée était particulièrement géniale car la sauge, qui mesure plus d’un mètre, se vautre sur la pelouse, ce qui ne facilite pas la tonte. Je me suis enfin décidé à récupérer les plants. Il y en a bien une quinzaine. Demain ils vont être plantés dans les plates-bandes entre les arbustes (au moins en 2 endroits).

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Les narcisses commencent à fleurir

Mardi 19

Les Salvia uliginosa sont plantées à deux endroits différents. J’ai passé plus de temps à chercher où les mettre qu’à les planter. Mais tout jardinier connaît ce problème récurent.
3 lessiveuses = 3 potées de [Centaurea cineraria→923]. C’est une plante grise que j’adore. En une saison, elle fait une touffe de 60 cm de diamètre. 2 sont sur le trottoir, la 3ème est dans le jardin, pas loin d’une plate-bande à dominante grise. Petit problème : cette Centaurée est généralement abîmée par le vent, les branches cassent. Il doit y avoir à cet endroit des tourbillons qui font que pratiquement tous les ans je suis obligé de refaire la potée. Les deux qui sont sur le trottoir sont plein vent (de la mer !) sans aucune protection et résistent beaucoup mieux. Mystère. Bref, j’ai broyé le reste de la potée, fait quelques boutures et d’ici peu je remettrai une nouvelle plante.

Mercredi 20

Toujours aussi peu d’énergie malgré un temps printanier qui devrait me remettre en état…
Les supports métalliques pour plantes (notamment les clématites) qui avaient été repeints ou « rustolés » sont remis en place.
Le temps passe et le poulailler est toujours dans le même état. Il va falloir agir pour que les « appartements » des nouvelles pensionnaires soient prêts à temps. Il faut reboucher les trous et grosses fissures du sol cimenté, réparer la porte d’entrée du poulailler (c’est là qu’une bestiole est passée en décembre), revoir s’il n’y a pas d’autres points faibles et lasurer à nouveau. Un gros boulot m’attend. J’ai commencé aujourd’hui par reboucher les trous au sol. C’est un poulailler qui doit avoir une quinzaine d’années et qui avait été fait avec des planches de palettes donc qui ne m’a pas coûté cher (le prix des clous et des vis !). Il me satisfait très bien et en plus il est discret car caché plus ou moins par des arbustes. Quand je vois le prix des poulaillers dans les jardineries !!!

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la courette
étroite mais suffisante pour se dégourdir les pattes.
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L’intérieur du poulailler
du boulot m’attend !


En fin d’après-midi, toujours aussi peu énergique, je me suis trouvé une occupation peu fatigante : la taille de quelques rosiers. C’est peut-être un peu tôt mais je déteste tailler les rosiers. Autant commencer doucement et tailler de temps en temps un ou deux rosiers. Il y en a de moins en moins mais suffisamment pour passer quelques heures interminables.

Vendredi 22

J’ai démonté les portes du poulailler et commencé les réparations.

Samedi 23

2ème et dernière matinée pour l’atelier greffage. Il y a 15 jours c’était la théorie et l’entraînement au greffage. Aujourd’hui, c’est du sérieux. Il s’agit de greffer par plaquage des greffons de l’Acer ‘Sango kaku’ sur des porte-greffes (Acer palmatum). On était 6 élèves ce matin.


S’entraîner sur des bouts de bois pour améliorer sa technique c’est bien mais faire la même chose sur du bois fin (2 mm de diamètre… ou moins) sans droit à l’erreur, c’est déjà plus sérieux. Et je crois m’en être bien tiré. En tout cas je reviens avec les 4 greffes ! Et ce soir dans la serre j’ai posé sur chaque greffon un sac transparent de protection. Les greffes sont placées dans la serre à mi-ombre. Maintenant il va falloir les surveiller et suivre les conseils de Brigitte. Sur les 4, combien seront réussies ? Le suspense est insoutenable…

Je pensais prendre des photos de l’atelier : il y a 15 jours, j’oublie l’appareil et ce matin j’oublie la carte mémoire !!!
En fin d’après-midi, je continue la réparation des portes du poulailler.

Dimanche 24

Je ne pensais pas passer toute ma journée, occupé à réparer ces fichues portes du poulailler !

Lundi 25

1ère tonte du gazon. Il va falloir au printemps, je veux dire dans un mois environ, que je m’occupe sérieusement du gazon car il a besoin d’un bon lifting. A certains endroits il est relativement beau mais à d’autres il y a de la mousse, il est tout pelé, il n’a jamais eu autant de mauvaises herbes. Vu de loin ça va mais vu de près c’est la désolation et je ne rigole pas avec la pelouse. Une bonne scarification en mars lors d’une période pluvieuse règlera bien des problèmes.
A propos de météo, c’est le monde à l’envers. Toute la journée, j’ai jardiné en petite chemise et on est en février ! Et en mai, je mets quoi ? Short et tongs ? A moins que l’on doive supporter quelques bonnes gelées dévastatrices comme l’an dernier début mars ! Certains jardiniers se réjouissent de ce climat actuel un peu trop printanier. On pourrait avoir quelques déboires. Méfiance.
Un peu de rangement dans la serre, ça ne fait pas de mal. Elle est pleine à craquer mais j’ai fait un tout petit peu de vide car certaines boutures sont ratées. Dans la journée, j’ouvre la porte entièrement, sinon la température monterait à 30°C.
Les portes du poulailler sont lasurées et je travaille à l’intérieur pour terminer de boucher les trous. Si un jour vous voulez construire un poulailler, c’est facile mais il faut savoir que ce poulailler doit être un bunker. Le moindre petit passage et c’est la catastrophe. A vous d’être plus futé qu’une belette, un rat, un renard ou un blaireau. Et croyez moi, ce n’est gagné à tous les coups.

Mardi 26

Sur le côté Ouest de la maison, de l’autre côté du mur de clôture, il y a un petit espace vert d’une centaine de m². Il semblait appartenir à la résidence mais le paysagiste trouvant l’espace vert trop petit « oubliait » de tondre. Conclusion : depuis près de 40 ans je tonds cet endroit en même temps que notre pelouse.
Il y a 2 ans, nous avons appris que la Commune était propriétaire de ce petit morceau de terrain sur lequel il y a une haie d’Eleagnus d’environ 5 ou 6 m de long. Acquérir du terrain, c’est bien, l’entretenir c’est autre chose. Bilan : pour ne pas laisser cette haie se dégrader, il faut impérativement la tailler une fois par an. Et qui a commencé à le faire aujourd’hui ? Devinez ! Et devinez qui est le pigeon ?



Ré-installation des portes du poulailler.

Jeudi 28

Je connais depuis longtemps l’existence du parc Chevassu à Lorient qui se trouve donc à un peu plus d’une demi-heure d’ici (autant dire le bout du monde, vous en conviendrez !). Je voyais régulièrement sur le forum d’Arrosoirs et sécateurs ou sur Facebook des images du parc. Mais moi, dès que l’on me parle de parc, je fuis. Je déteste ce mot parc (il est associé aux jardins publics), ce qui un peu idiot car le parc de Cornouailles, le parc du Stang’Alar, le parc de Haute-Bretagne… sont des merveilles et pour moi ce sont des… « grands jardins » et disons plus simplement des… jardins ! Cachez-moi ce mot parc que je ne saurais voir…
Bref, aujourd’hui on devait aller à Lorient. On en a profité pour programmer le parc Chevassu et ce fut une bonne surprise. Voici quelques images.





Un article va bientôt paraître et je pense retourner à différentes saisons pour montrer l’évolution en fonction des nouvelles floraisons (aujourd’hui, c’était beaucoup de primevères, narcisses, hellébores...un Magnolia, des Hydrangeas...)



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