Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en avril 2019

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Lundi 1er

Ce matin, j’avais décidé de me lever tôt pour jardiner de bonne heure à cause de la chaleur ambiante l’après-midi. J’étais donc à 8 h dans le jardin. Une découverte pour moi. Je me disais que tout de même des feignasses étaient encore au lit, ce qui est parfaitement scandaleux.
Stop… POISSON D’AVRIL !
Souvenez-vous : le mystère de la fontaine qui fuit. Ca ne s’arrange pas du tout : je dois remettre de l’eau tous les 2 jours (parfois tous les jours). Il va falloir qu’un jour ou l’autre je la démonte en partie car je suis à peu près sûr de savoir d’où vient le problème. Dégoûté…
Souvenez-vous encore : Je vous avais dit dans l’hiver qu’il y avait une fuite d’eau dans mon circuit des tonneaux. J’espérais avoir réparé en mettant du silicone. Raté. Depuis une semaine il y a à nouveau une perte d’eau et je sais bien sûr où se situe le problème. Là aussi il va falloir intervenir et c’est encore plus urgent que pour la fontaine.
Croyez-moi, ces problèmes de fuites d’eau ne sont pas un poisson d’avril !
Un petit tour en ville ce matin et on revient avec quelques plantes qui ont été mises en terre dans l’après-midi :
- un Carex ‘Everillo’ (ce doit bien être le 4ème mais j’adore cette graminée très lumineuse toute l’année à mi-ombre. Elle est placée dans un pot et au pied trois Luzula sylvatica ‘Aurea’ provenant de boutures)

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’Everillo’ et les 3 Luzula (à gauche)

- un Brachycome (c’est une annuelle mais c’est mignon comme tout)
- une Scabieuse lavande (il y a longtemps que je voulais en replanter une)
- une giroflée ravenelle (ses fleurs lavande nous ont tapé dans l’oeil)
- Une Euphorbe myrsinites (depuis le temps qu’on en voulait une !)
Le Fuchsia magellanica’Alba’ dont je parlais hier est planté. Une deuxième bouture (que je réserve pour une amie jardinière) change de pot.
Un camellia pleureur (C. rosthorniana ‘Cupido’, une rareté) n’a pas supporté la canicule de l’été dernier. A l’automne il avait été mis en pot pour le bichonner mais en fait il n’y avait plus rien à faire : quand je me suis aperçu qu’il y avait un problème, il était déjà trop tard. Il a terminé sa vie dans le broyeur. Paix à son âme.
3ème tonte du gazon. J’en ai bavé et j’ai bien cru ne pas pouvoir tondre complètement car depuis deux jours j’ai à nouveau mal au pied et aujourd’hui, marcher a été vraiment pénible. St Tamalou, priez pour nous !

Mardi 2

Une petite heure de jardinage : la moitié d’une allée gravillonnée est nettoyée. L’Aeonium qui avait pris l’air il y a quelques jours retourne dans la serre car les nuits sont plus que fraîches. Dommage, il était redevenu bien noir.

Mercredi 3

A nouveau une petite heure de jardinage : l’autre moitié de l’allée est nettoyée. Partout dans le jardin, je livre une guerre incessante contre une petite véronique sauvage qui se ressème partout. Heureusement, elle est facile à arracher. Cela me fait penser à une autre peste : l’Allium triquetrum. Maintenant j’en mange dans mon assiette comme accompagnement des plats mais aussi directement dans le jardin. Je crois que l’ail est très bon pour la santé. Si seulement cela pouvait avoir des effets sur l’arthrose ! On ne rigole pas !!!

Jeudi 4

Le nettoyage continue… pour varier les plaisirs !
Il y a quelques jours j’étais en petite chemise et j’avais trop chaud. Aujourd’hui, j’ai la doudoune et je n’ai pas chaud car il y a un petit vent frisquet et une alternance de soleil et de petit crachin. Mais toujours pas de pluie...
Récupération de quelques géraniums arrivés dans une petite allée par l’opération du St Esprit. Parmi eux il doit y avoir le G. pratense ‘Kendall Clarke’ (une merveille). Pas question de le perdre celui-là. Quant aux autres, je ne sais pas ce que c’est. Ils sont replantés dans un coin d’une plate-bande. On verra bien.
L’art de perdre son temps : une des sculptures en terre cuite (une des « grosses ») a eu le bras cassé au niveau du coude lors d’une chute dans le bassin l’an dernier. Avant de la remettre en place, on voulait faire une intervention chirurgicale délicate mais très réalisable (ce n’est pas la première qui perd un pied, un bras…). Tout est prêt pour l’opération sauf que je n’ai plus de colle adéquate. Virée chez mon magasin de bricolage préféré (c’est le seul !). Mais la colle ne convient pas. Après une demi-heure à lui tenir le bras on abandonne. Et, désespéré, je retrouve de la colle dans mon stock. Je n’y crois pas beaucoup mais, miracle, ça colle et l’avant bras reste en place… apparemment. Bref : 1 h 1/2 perdue !!!

Vendredi 5

Hier soir la pluie est enfin arrivée, mais avec un fort coup de vent qui s’est arrêté dans la nuit. Et il a plu toute la matinée. Résultat : 25 mm dans le pluviomètre. Malheureusement le temps s’est ensuite gâté : la pluie s’est bêtement arrêtée et on a même eu quelques rayons de soleil. J’ai donc pu jardiner 2 bonnes heures.
Le jardin est certainement en manque de plantes car lorsque des ami(e)s viennent faire un tour dans le jardin (comme mardi dernier), bien souvent ils ou elles arrivent avec une ou plusieurs petites plantes. Michelle est donc venue de sa Normandie avec deux petits géraniums de son jardin : G. monacense ‘Claudine Dupont’ (ressemble beaucoup à un phaeum) et G. magnificum. Ils ont été plantés sans problème car curieusement je trouve toujours de la place. Merci Michelle.
Sur le forum une discussion parle du semis à l’essuie-tout. C’est simple : dans un récipient on place des graines entre deux feuilles d’essuie-tout humides. Ensuite on recouvre d’un film plastique et on pose le tout sur un radiateur. Etant particulièrement nul pour réussir les semis (il arrive toujours un imprévu) ça ne coûte pas cher d’essayer. C’est ce que j’ai fait avec deux sortes de graines d’Ipomée : des bleues bien sûr et des roses doubles qui m’avaient été envoyées par une amie jardinière (merci Cécile).

Je ne me fais aucune illusion : je sais que je n’obtiendrai pas de plants fleuris. La seule question que je me pose est la suivante : pour quelle raison ce semis sera-t-il un échec ?

Samedi 6

Je commence à nettoyer une nouvelle plate-bande mais surtout à refaire les bordures des 2 pelouses. Certains le font avec une demi-lune. Personnellement j’utilise la bêche et c’est très bien. Pour que ce soit moins pénible, je fais la bordure de la pelouse que je viens de nettoyer et petit à petit...
Vers 17 h, arrêt prématuré : la pluie est revenue.

Dimanche 7

Nettoyage et bordure de pelouse (ça avance sérieusement).
Une touffe de Polygonum scoparius est rasée à 10 cm. C’est impératif pour avoir une plante au port érigé. Si on ne le fait pas, elle se couche lamentablement. Une partie des tiges coupées est mise dans un vase rempli d’eau. Dans peu de temps des racines vont apparaître.

Lundi 8

De la pluie le matin… du soleil l’après-midi. Et tout le monde est content !
J’ai réussi à jardiner une toute petite heure : une vingtaine de mètres de bordure de pelouse sont remis en état. Je récupère des petits bouts de pelouse de la bordure que je plaque aux endroits où le gazon est trop abîmé. Si vous aimez l’helxine, comme moi, méfiez-vous : ne la plantez pas près d’un gazon car si elle se plaît, elle l’envahit à une vitesse grand V. Je me suis fait avoir à plusieurs endroits et pour certains je ne peux plus rien faire. A quelques autres, je décape la pelouse (la terre est mise à nu) et là aussi je plaque des morceaux de pelouse.

Mardi 9

Cette semaine le jardinage devrait être mis plus ou moins entre parenthèses pour cause de vacances scolaires (vous me suivez ?). Aujourd’hui j’arrive à travailler une toute petite heure pour continuer les bordures.

Mercredi 10

Entre deux parties de cache-cache ou de foot, il est difficile de trouver un moment pour jardiner mais j’ai tout de même pu prendre un peu de temps pour continuer les bordures. Pas beaucoup mais c’est toujours ça de moins à faire !

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Le Prunus padus ’Colorata’ est actuellement couvert de fleurs
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Il est taillé en transparence

Vendredi 12

Le poulailler est recouvert d’une nouvelle couche de peinture. Il est normalement prêt pour recevoir des poules mais il y a une chose qui m’inquiète, c’est le toit qui aurait certainement besoin d’être refait. Je ne sais pas trop ce que je vais faire. J’avoue que j’ai un peu la flemme mais ce serait pourtant le bon moment. Quant aux poules, on avait pensé plutôt à des poules d’ornement mais au prix qu’elles valent on se pose des questions. Il va pourtant bien falloir se décider à les acheter.
L’été dernier l’Heptacodium avait eu deux troncs desséchés. On avait mis çà sur le compte de la canicule. Mais j’ai découvert aujourd’hui qu’un tronc avait ses nouvelles feuilles grillées. J’ai été obligé de le couper et ça m’inquiète. Je ne vois aucune explication. J’ai fait une pulvérisation de bouillie bordelaise. Bizarre…
Taille des 2 pommiers en espalier. L’un d’entre eux a quelques fleurs mais de là à avoir des fruits…
Taille d’un Hydrangea macrophylla ‘Igu No Hana’.
Une autre inquiétude : La clématite recta ‘Purpurea’ n’est toujours pas sortie de terre. Elle fleurit en juin, mais tout de même.
Et pour finir, une trentaine de mètres de bordure.
La journée a été superbe mais le matin il y a des gelées (c’est ce qu’on m’a dit car moi à cette heure là je suis bien au chaud !). Mais çà m’incite à être prudent avec les plantes gélives qui ont passé l’hiver dans la serre, notamment les Aeoniums.

Samedi 13

A mon avis, si l’on veut une pelouse soignée, il faut scarifier une fois par an, soit à l’automne, soit au printemps. Je n’ai pas dû le faire l’an dernier et j’en vois les effets cette année. Ce matin je me suis donc décidé à scarifier, passer la tondeuse pour enlever les déchets, mettre de l’engrais à libération lente et ensuite arroser. Oui, il faut arroser pour aider l’engrais à pénétrer dans le sol mais aussi pour éviter que la pelouse jaunisse (ce qui peut arriver s’il ne pleut pas, ce qui est le cas actuellement). J’ai ainsi travaillé sur la petite pelouse devant la maison, sur l’espace vert qui longe le terrain (ici, pas d’engrais. Faut pas exagérer !) et sur la moitié de la pelouse à l’arrière de la maison. Il reste donc le fond du terrain. Ce sera en début de semaine prochaine.
La clématite ‘Huldine’ qui pousse entre les pommiers en espalier a du mal à s’accrocher à un endroit car il y a un vide entre deux pommiers. J’ai donc fabriqué un support avec des cannes de bambou.

La bordure de la grande pelouse à l’arrière de la maison est enfin terminée. Il reste à faire celle de devant mais là ce sera rapidement fait.
Le semis d’Ipomée est un superbe échec. Aucune surprise ! J’ai donc ressemé des graines dans du terreau et les godets sont dans la serre.

Dimanche 14

Il a plu dans la nuit et tôt ce matin : excellent pour la pelouse !
En fin de journée, je commence le nettoyage du coin des buis et de la serre. C’est là que se trouvait le potager (c’est à dire l’endroit qui, à priori, aurait dû donner des légumes). C’est le coin du jardin qui est à réaménager mais j’avoue manquer d’inspiration. Bref, c’est un endroit que je n’aime pas et qui me pose des problèmes.
Dans deux nichoirs on entend des bruits : les mésanges bossent pour l’arrivée des petits !

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Le cognassier est couvert de fleurs
Est-ce annonciateur de pots de gelée de coing et de pâte de fruit ?

Lundi 15

Scarification terminée. Une bonne chose de faite…
Quand je dois retourner au jardin dans l’après-midi, il se met à pleuvoir. Pas des trombes d’eau mais suffisamment pour que je rebrousse chemin. Et quand la pluie s’arrête je peux aller continuer à nettoyer. En fait entre 19 h et 20 h la pluie recommence : un petit crachin qui ne m’empêche pas de continuer à travailler. Je dois dire que jardiner quand le ciel crachouille gentiment, non seulement ne me dérange pas, mais j’y prend plus de plaisir que quand il fait beau et chaud. De plus, un jardin quand il pleut un peu ou que le ciel est nuageux est beaucoup plus beau que lorsqu’il est écrasé par le soleil. C’est mon sang Normand bâtardé Breton qui parle !

Mardi 16

Grosse journée de nettoyage sous un beau soleil (un peu chaud !) dans le coin des buis et de la serre. C’est terminé. Tant mieux car c’est bien l’endroit le plus pénible à désherber du jardin. C’est le coin où se trouvait le potager et il est formé de plates-bandes rectangulaires séparées par des allées très étroites (largeur d’un pied) faites avec des pierres prises dans le jardin. Ce qui veut dire que pour nettoyer, il faut être à genoux sur les pierres qui ont un peu toutes les formes. Et moi, j’ai les genoux fragiles ! Heureusement que j’ai mon petit coussin en mousse. Pas mécontent de moi !

Mercredi 17

Un petit coin est nettoyé. C’est entre un rosier arbustif et un petit Prunus et en-dessous d’un Exochorda ‘The Bride’ qui forme un grand parasol. Donc c’est à 4 pattes ou carrément allongé que je me suis bagarré avec des pestes (Allium triquetrum, véronique sauvage et la cochonnerie qui fait des grandes tiges collantes et dont j’ai perdu le nom).
Je vais chercher de la paille (2 ballots) chez ma voisine à qui je donne en échange de l’Allium triquetrum. Normalement demain on devrait acheter les poules.
Début de réparation de la fuite d’eau au niveau du circuit entre les tonneaux. La fuite se situe dans un des tuyaux qui permet à l’eau de passer d’un tonneau à un autre. Je mets du silicone noir.

Jeudi 18

Achat au marché dans une autre commune que la nôtre de 2 poulettes. Au début on pensait à des poules d’ornement. Mais d’une part, il faut trouver où les acheter (pas par Internet) mais en plus le prix est assez élevé (35 € pour certaines). On s’est donc rabattu sur des poules pondeuses : une grise et une marron. Les noms ? Arlette (la marron) et Suzette (la grise). Vous ne remarquez rien ? Cherchez bien car les noms ne sont pas donnés au hasard.

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Vous avez trouvé ? Qui me dira ce qu’il faut voir dans ces 2 prénoms ?
Facile !!!


Catastrophe !!! Le broyeur ne broie plus. Le moteur fonctionne mais n’entraîne plus le tronc de cône broyeur. Il va falloir trouver une entreprise qui veuille bien le réparer car à mon avis ce doit être réparable.
J’ai passé toute l’après-midi à nettoyer les tonneaux. C’est très long car il faut vider complètement, nettoyer les plantes et les tonneaux, notamment enlever les algues vertes, remettre les plantes, remettre de l’eau. Bref, ce soir, le circuit de l’eau fonctionne à nouveau. Reste à savoir si le silicone sera efficace.

Samedi 20

Superbe journée à la fête des jardins au château de Pommorio à Tréveneuc au Nord de St Brieuc dans les Côtes d’Armor. Superbe par le beau temps, superbe par l’ambiance, superbe parce qu’il y avait du monde, superbe par la qualité des plantes proposées… bref superbe.


L’excellent jury (dont on faisait partie !) a décerné le prix de Pommorio pour le stand le plus remarquable à la pépinière de Saint Ilan et le prix « coup de coeur du jury » pour le végétal exceptionnel à la pépinière Hennebelle pour le Sorbus waardii.

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Le jury remet le prix à Nicolas Hennebelle


Faire partie du jury a été une expérience intéressante et amusante qui n’empêche pas en même temps de repérer les plantes à acheter en fin de journée.
On revient ce soir avec des plantes qui nous étaient totalement inconnues encore ce matin. Je crois que notre choix a été bon et je dirais même qu’il y a quelques petites merveilles. De plus, normalement je ne devrais pas avoir trop de mal à leur trouver leur place dans le jardin. Faut-il ajouter que le budget qu’on avait prévu a encore explosé ? Nous sommes arrivés nettement avant l’ouverture et nous repartis nettement après la fermeture !!!
Les achats :
- Pseudopanax lessonii (Pépinières la fontaine aux saules)
- Deutzia setchuenensis var. Corymbiflora (Pépinières botaniques de Cambremer)
- Alchornea davidii (pépinière Hennebelle)
- Sorbus waardii (pépinière Hennebelle)
- Lonicera korolkowii ’Floribunda’ (pépinière de La Grée)
- Dianthus cruentus (jardin de Gwen)
- Sisyrinchium palmifolium (Pépinières Vert-Tige)
- Disporum maculatum (Pépinières Vert-Tige)
Je vous reparlerai de ces plantes au moment des plantations.
De plus vendredi soir nous avons retrouvé une amie d’A&S qui habite tout près à Paimpol et visité son jardin. On revient avec un pot d’Aeonium et des petits rameaux de succulentes pour faire des boutures.
Quelle journée !!!

Dimanche 21

Pas le temps de jardiner (c’est cloche !) mais je trouve une petite heure pour enlever le radiateur et sortir 3 potées d’Aeonium de la serre et faire les boutures des succulentes.

Lundi 22

Ce soir, je suis épuisé. Non pas par les efforts physiques (quoi que…) mais pour avoir malmené mes neurones en surchauffe toute la journée. Et aux heures de pointe, ça fumait ! Car il faut le savoir, un jardinier ne travaille pas qu’avec ses petites mains mais aussi avec son cerveau. Aujourd’hui il fallait planter : facile, il suffit d’utiliser ses jambes et ses petites mains. Mais avant de planter, encore faut-il avoir trouvé le bon endroit en fonction des caractéristiques des plantes et de leurs exigences. Et c’est là qu’intervient l’utilité d’avoir un cerveau en état de marche.
Parmi les plantes achetées samedi, j’ai donc planté…
- le Pseudopanax lessonii : un arbuste au port vertical au beau feuillage pourpre. Sa place était toute trouvée. Mais petite inquiétude : d’après mes renseignements, il ne serait pas très rustique. Aïe… En fait, sur une fête des plantes, il faudrait venir avec sa bibliothèque pour pouvoir consulter ses bouquins.
- le Disporum maculatum : une vivace pour l’ombre donc aucun problème pour lui trouver le bon endroit (tout près d’une Omphalodes au fond du jardin… ambiance sous-bois).
- le Sisyrinchium palmifolium : une vivace pour le plein soleil.
- le Dianthus cruentus : c’est un peu comme le Dianthus carthusianorum mais sa floraison est rouge sang. On a eu un peu de mal à lui trouver une place… en plein soleil.
- le Sorbus waardii : le coup de coeur à l’unanimité du jury. Son feuillage gris est une merveille. Sa place était toute indiquée dans la plate-bande grise. En fait après renseignements, c’est presque un arbre.

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Sorbus waardii

- l’Alchornea davidii : son feuillage de printemps est superbe. Il paraît que celui de l’automne l’est tout autant.

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Alchornea davidii


Restent à planter le Lonicera et le Deutzia. Je me laisse le temps de la réflexion car il est plus difficile de leur trouver une place à cause de leurs dimensions.
Bien sûr il fallait planter les plantes achetées samedi, mais j’ai eu la bonne idée d’aller fouiller dans ou près de la serre pour chercher les boutures bonnes à mettre en pleine terre. Quel bazar !
- Remise en place des pots de 3 Plectranthus différents : un à feuillage marron, un à feuillage jaune et le Plectranthus argentatus à feuillage gris.
- Remise en place d’un pot de fuchsia (non rustique) et de la Crassula ovata sur le mur de clôture.
- Des pots d’Aeonium arboreum ’Schwarzkopf’ (feuilles noires) sont également sortis de la serre. Un pot est placé en bordure de plate-bande très ensoleillée. Un autre dans le jardin noir et un autre retrouve sa place près de la porte d’entrée de la maison où il était l’an dernier.
- A l’automne dernier, une amie jardinière m’avait donné un plant de Molinia caerulea ’Windspiel’. Compte tenu de son port érigé et la hauteur de ses épis, sa place était toute trouvée : à l’arrière du carré de buis. Petit à petit, ce coin là va s’aménager. Mais je ne me bouscule pas… je réfléchis !
Des boutures de 3 Deutzia (noms inconnus et j’espère qu’ils ne sont pas identiques !) faites l’an dernier sont bien enracinées mais encore trop petites pour être mises en pleine terre. Elles sont donc mises dans des pots plus grands avec du terreau fertilisé. Je pense les garder en réserve du côté de la serre. On verra à l’automne.

Lundi 22

4ème tonte du gazon.
A cause du temps chaud et du manque de pluie, la pelouse a jauni depuis la scarification. A certains endroits elle est même dégarnie. Semis d’un peu de gazon recouvert d’une fine couche de terreau et arrosage.
A l’automne dernier on avait acheté, je ne sais plus où, une superbe graminée dont le feuillage vire pourpre en fin de saison : Schizachyrium scoparium ‘Blue Heaven’. Elle a passé l’hiver en pot mais elle redémarre et ne demandait qu’à être plantée dans une plate-bande. C’est fait.
Restent à planter les deux arbustes Deutzia setchuenensis var corymbiflora et Lonicera korolkowii ‘Floribunda’. Ce n’est pas pour aujourd’hui car si je pense avoir trouvé le bon endroit pour le Deutzia, j’ai du mal pour le Lonicera. Donc, pas de précipitation. Ca tourne là-haut et je trouverai bien… un jour ou l’autre.
Désherbage d’un tout petit coin. A cet endroit il y a un Azara microphylla ‘Variegata’. Il n’est pas très beau et demande à se développer. Malheureusement, tous les étés il est en grande partie recouvert par une clématite viticella (qui recouvre aussi un Viburnum burkwoodii), ce qu’il n’apprécie pas du tout. J’ai donc coupé les quelques tiges qui commencent déjà à l’envahir et laissé celles qui partent déjà à l’assaut du Viburnum. Dans le même coin il y a un Fargesia rufa. C’est un bambou non traçant coincé entre une bordure de ciment et le mur de clôture. Mais la touffe s’étend sur les côtés. Je m’efforce donc de l’empêcher de trop s’étaler et j’ai donc coupé à ras toutes les pousses (d’environ 30 à 40 cm) qui sortent de terre.

Mercredi 24

Le Deutzia (dont je ne répète pas le nom car il est trop long !) est enfin planté. Quant au Lonicera (dont je ne répète pas le nom car il est aussi trop long !), il est également planté à la place du Fuchsia magellanica ‘Alba’ qui avait été mis en place il y a environ un mois. Le Fuchsia est mis près du Deutzia. Vous me suivez ?
- Tout serait merveilleux mais en fait, une fois terminé, je suis assez déçu par le Lonicera qui n’est pas bien mis en valeur. Il mérite mieux. Donc il ira ailleurs (je lui ai déjà trouvé une nouvelle place) mais je vous en reparlerai demain car vous risquez de vous y perdre...

Jeudi 25

La journée démarre très mal (y’ a même des jours où, à peine levé, on a envie d’aller se recoucher !) : on a fait venir un réparateur de matériel de jardinage qui travaille uniquement à domicile pour voir le broyeur. Bilan : vouloir le réparer, c’est prendre de gros risques car c’est engager des frais sans être sûr de le faire redémarrer !!! Donc on verra plus tard pour en acheter un autre. En attendant j’irai à la déchetterie ou bien j’utiliserai la tondeuse pour les déchets les plus tendres. A propos de tondeuse, il l’a embarquée chez lui pour la revision (elle a été achetée il y a plus de 2 ans et n’a jamais été revisée et je n’ai pas envie que par manque d’entretien elle me lâche comme le broyeur !).
Alternance de soleil et d’averses. Ce n’est pas moi qui m’en plaindrait car le peu d’eau tombé ces jours-ci a un effet bénéfique sur le jardin et notamment sur la pelouse qui se refait une santé.
Dans la serre je m’amuse à faire des boutures d’Aeonium, de Rubus parviflorus ‘Ogon’ (c’est une plante que j’adore… à utiliser sans modération) et de Ballota pseudodictamnus (en fait c’est pour une voisine qui, en faisant un tour dans le jardin, a craqué pour cette plante. Pas difficile de faire plaisir).
Le Lonicera korolkowii ‘Floribunda’ a été déplacé : il a été planté dans la plate-bande située devant la maison en bordure de terrain. J’ai passé un bon bout de temps car il a fallu supprimer une partie d’un Cotoneaster planté il y a très longtemps. Je pense qu’à cet endroit il devrait se plaire. Il est à mi-ombre mais je pense que la couleur rose de ses fleurs devrait bien être mise en valeur.

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Lonicera korolkowii ‘Floribunda’
Floraison rose ravissante


A sa place (là où je l’avais planté hier), j’ai mis un Calycanthus. C’est une bouture qui commence à être belle. Son nom ? Aucune idée car comme un idiot je n’ai mis aucune indication. D’où vient-il ? Aucune idée. Couleur des fleurs ? Aucune idée (pourpre ou blanche, c’est tout ce que je sais). On verra la surprise… un jour ou l’autre !

Vendredi 26

J’ai beaucoup papillonné cet après-midi : un peu de nettoyage par ci, un peu de nettoyage par là. Des plantes provenant de la serre sont mises en pleine terre.
Demain, première journée de visites de jardins du printemps pour les amis d’arrosoirs et sécateurs. On sera du côté de Nantes : le matin à La Baule mais pas sur la plage ! On sera 51 !!! Ce qui est beaucoup et ça m’affole un peu mais tout devrait bien se passer comme d’habitude. Quand j’ai téléphoné au jardinier de demain matin pour lui dire combien il y avait d’inscrits, il a fait "Oh putain !"... le cri du coeur ! Super de retrouver les amis : les anciens mais aussi les nouveaux.

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Toutes les ancolies sont en fleurs
J’adore cette vivace.

Samedi 27

Ils étaient bien là : une cinquantaine. C’est beaucoup mais tout s’est bien passé.
Le matin à La Baule : le jardin d’artiste de Serge Boué-Kovacs. Un petit jardin, des œuvres étonnantes (sculptures, peintures...)… et une belle rencontre. J’ai beaucoup aimé et je ne suis pas le seul.

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Pause sandwiches...
Le restaurant, ce n’est pas le style du groupe !


L’après-midi : à Saint Nazaire, les pépinières Duval. Nous sommes reçus par Adrien et Ronan qui nous font visiter leur jeune pépinière. A nouveau un bon moment. Achat d’un Ozothamnus hookeri et d’une Leptinella ‘Platt’s Black’.

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Adrien


Le jardin de la Moisonnais à Campbon. Un jardin vert (l’eau est présente partout : la pelouse est gorgée d’eau !) calme et reposant.

En fin d’après-midi, après avoir quitté le groupe, on visite un petit jardin à Guérande entre les marais salants et le parc de la Brière. Le jardinier n‘a qu’une vingtaine d’années mais sa connaissance des plantes et son savoir faire me rendrait presque jaloux. Nous passons 2 h 1/2 dans ses 1 000m² ! Et malgré un vent glacial, ce n’est que du bonheur. Un vrai coup de coeur pour le jardin et pour le jeune jardinier si attachant !



Retour à la maison assez tard et complètement KO !

Dimanche 28

Bouturage d’une heuchère (certainement ’Marmelade’) et d’une Euporbe corallioides. Ces plantes viennent du jardin du jeune jardinier ami d’A&S.
Plantation de l’Ozothamnus hookeri et de la Leptinella squalida ‘Platt’s Black’ (du côté du jardin noir).
Des pots de Plectranthus argentatus sont sortis de la serre et placés dans la plate-bande grise.
Des boutures enracinées de Senecio vira-vira sont sortis de la serre et replantées en pleine terre.
A l’automne, une amie jardinière nous avait offert lors de son passage à la maison des lis blancs. Après la floraison, le pot avait été placé dans la serre et il y a quelques jours, on a découvert des tiges d’environ 20 cm. La potée est mise en terre du côté de l’ancien potager.

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Petit cadeau d’une amie d’A&S

Lundi 29

Le compost est complètement vidé et répandu au fond du jardin noir.
Toujours dans le jardin noir, la clématite armandii qui pousse en toile de fond sur un grillage est taillée. Il était temps car depuis la floraison elle a fait de longues pousses… chez le voisin ! Tout est rentré dans l’ordre mais il faut que je récupère la tondeuse (demain soir) pour m’en servir de broyeur pour les tailles de la clématite. De plus le gazon commence à être haut (l’engrais fait son effet !).

Mardi 30

Depuis une semaine on ouvre l’enclos des poules et c’est un miracle : elles ont trouvé la porte de sortie. Mais il leur aura fallu une semaine pour comprendre… Bon, il faut reconnaître que je n’ai pas mis de pancarte « sortie » ! Arlette et Suzette ne sont pas de grandes aventurières !
Puisqu’on parle de « bestioles », il y en a une dont je me serais bien passé : il y a une taupe dans le jardin qui fait une galerie en surface dans la pelouse. Une cinquantaine de centimètres,,, mais il n’empêche que j’aurais préféré qu’elle aille jouer ailleurs. Ce n’est pas la première fois mais cela n’était pas arrivé depuis plus de 10 ans.
Non, je ne suis pas nul, tout au plus maudit côté semis. J’avais fait un semis de graines d’Ipomée dans des feuilles d’essuie-tout. Raté… Je refais des semis dans dans deux petits pots. Bilan : 3 petits plants mais aujourd’hui il n’y en en a plus qu’un ! J’ai donc refait un nouveau semis aujourd’hui. Oui, je suis maudit… Et s’il vous plaît, ne rajoutez pas comme je l’ai entendu il y a encore quelques jours « et pourtant le semis d’Ipomée est inratable ! ». C’est humiliant !
Samedi dernier, lors de la visite des jardins, une amie d’Arrosoirs et sécateurs m’a apporté un superbe plant d’Agapanthe blanche. Je l’ai laissé dans son pot et il est placé dans le coin des buis. A l’automne, je verrai où le mettre en terre. Merci Odile.
Depuis une quinzaine d’années, une lavande au feuillage superbe est en pot pour pouvoir la rentrer dans la serre l’hiver. De plus je fais tous les ans des boutures de peur de la perdre. Le pot auquel j’ai ajouté une bouture est posé dans une plate-bande.
Un plant de géranium phaeum (qui aurait pour nom ‘Séricourt’) est sorti de la serre et planté à mi-ombre dans une plate-bande. La fleur, très foncée, est très belle.



Retour (les travaux des années précédentes sont aussi instructifs que ceux de cette année.)
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